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La pellicule dans le sang

L’Insulaire Jean-Claude Lavigne expose son art numérique

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 17 décembre 2007 à 1:00
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Paysages intimes. (Photo: Martin Chamberland)">La pellicule dans le sang
Le photographe Jean-Claude Lavigne s'est retrouvé devant la caméra pour expliquer son choix de photos exposées au Centre Elgar jusqu'au 11 janvier, sous le thème Paysages intimes. (Photo: Martin Chamberland)
La pellicule dans le sang
L’Insulaire Jean-Claude Lavigne expose son art numérique
Son père et son grand-père étaient photographes. Jean-Claude Lavigne, résidant de l’Île-des-Sœurs depuis 15 ans, a continué la tradition parce qu’il a la pellicule dans le sang. Portrait d’un homme qui a la nature dans l’objectif.
À 7 ans, il prenait ses premières photos. À 10 ans, il obtenait sa première caméra. À 15 ans, il avait un laboratoire bien à lui pour développer ses clichés. De nombreux prix et 10 000 poses plus tard, prises sur quatre continents, l’Insulaire expose pour la première fois au Québec, au Centre Elgar, à l’âge de 71 ans.

Avec Paysages intimes, une exposition d’arts numériques, M. Lavigne présente, jusqu’au 11 janvier, une quinzaine d’œuvres qui reflètent la beauté de la nature et des fleurs. L’artiste s’est inspiré, entre autres en octobre dernier, de l’environnement de L’Île-des-Sœurs pour réaliser certaines photos qui égayent les murs menant à la bibliothèque. «Mes œuvres exposées dans le corridor permettent d’habiller de façon agréable ces murs d’habitude ternes», prétend le photographe, dont la marque de commerce est la luminosité et la transparence.

Cet enseignant de carrière, qui a déjà été directeur d’école, a élu domicile sur la rue Berlioz, notamment pour admirer la vue du fleuve à partir de son balcon et pour marcher en pleine nature. M. Lavigne garde aussi la forme en sillonnant les sentiers de l’île à vélo et en ski de fond. Et sa caméra l’accompagne régulièrement dans ses escapades, que ce soit pour immortaliser l’estacade à la levée du jour ou des fleurs colorées. «Je tends à valoriser la nature selon les différentes saisons et à embellir les éléments mêmes les plus fades comme un pont grâce à son environnement», explique l’artiste rencontré à l’exposition, caméra au cou.
Bien adapté aux techniques modernes
Au fil des années, Jean-Claude Lavigne s’est merveilleusement adapté à la technologie numérique. «Enfant, j’ai joué avec les plaques photos qui étaient faites à la main à l’époque. L’évolution au numérique facilite les échanges instantanés de photos. La qualité de l’impression a aussi grandement augmentée», souligne avec justesse celui qui possède maintenant un appareil de 10.1 mégapixels. Avec un tel arsenal, impossible de trouver des grains sur ses photos.
M. Lavigne a d’ailleurs parcouru l’Amérique, l’Europe, l’Asie et l’Afrique pour assouvir sa passion de la photographie. Il a exposé certaines œuvres à Ottawa et en Californie dans les années 1960. Son père est devenu un artiste connu à Hollywood pour ses clichés, mais Jean-Claude s’est plutôt spécialisé dans l’enseignement, d’abord à Ottawa puis à Montréal, et a donné des conférences dans le monde sur l’évaluation des moyens d’enseignement.

Ce sont des amis, lors d’une rencontre dans un café de l’île, qui ont suggéré à l’artiste de tenir une exposition. «Ils m’ont convaincu de soumettre ma candidature à un concours de photos en février dernier, et voilà où j’en suis, à voir mes œuvres accrochées au mur. Il faut dire que je cache les 10 000 autres, parce qu’elles étaient moins bonnes», raconte le photographe avec humour.

Bien à jour dans les usages à la mode, Jean-Claude Lavigne possède un site Web pour donner un aperçu de ses photos, dont ceux d’une vingtaine de châteaux, et même un blogue pour recueillir les réactions des internautes, notamment sur son exposition. «Vous savez, j’apprécie les commentaires qu’on m’écrit, c’est mon salaire!», conclut l’artiste.

Une petite visite à son exposition au Centre Elgar pour noter vos impressions dans son livre de commentaires le comblerait de plaisir. Ou rendez-vous au web.mac.com/lavigne1/Expo.

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