Transport en commun
Des plaintes qui préoccupent le maire Trudel
Claude Trudel porte plusieurs chapeaux, mais celui qui lui donne certainement des maux de tête est celui de président de la Société de transport de Montréal (STM). Cette fonction lui permet de suivre de près les dossiers qui relèvent de ce service, sur le territoire de l’arrondissement, mais elle en fait aussi une cible de premier choix pour les usagers et citoyens mécontents.
Lors de la dernière séance du conseil, M. Trudel a été obligé de répondre à des demandes parfois contradictoires, concernant les lignes 12 et 168, à L'Île-des-Sœurs. Certains échanges ont été assez vifs et M. Trudel a reconnu qu’il y avait certaines lacunes et que les solutions n’étaient pas faciles à appliquer.
Il est encore plus complexe, pour M. Trudel, de satisfaire les demandes des citoyens qui se plaignent des dérangements qui sont occasionnés par le passage trop fréquent (selon eux) des autobus devant leur domicile. Le chemin de la Pointe-Sud est la seule route qui donne accès au projet résidentiel Symphonia et la STM est forcée d’y faire circuler ses véhicules. Lors de cette séance du conseil du 1er avril, des citoyens ont tenté de démontrer que la fréquence de passage des autobus était trop élevée, mais leurs demandes allaient à l’encontre de celles exprimées par les usagers qui se plaignaient de ne pas trouver place pour y monter.
Lors d’une rencontre subséquente, M. Trudel est revenu sur ce sujet avec l’auteur de ces lignes. Il ne nie pas la complexité des problèmes et il avoue que certains des griefs exprimés étaient justifiés. Il envisage de rencontrer certains des citoyens qui ont exprimé des plaintes afin d’en discuter avec eux et d’explorer toutes les pistes de solutions.
Il affirme que de telles rencontres ont donné des résultats satisfaisants, dans d’autres dossiers. Il cite, entre autres, le problème du transport de terre, pour le golf où l’on est parvenu à trouver une option moins irritante pour les citoyens les plus affectés.
Il reste que les solutions aux problèmes du transport en commun ne sont pas faciles à élaborer. Entre les usagers qui réclament plus de service à un coût moindre et ceux qui ne veulent pas de tels véhicules devant leurs résidences, il y a des arguments irréconciliables. Il faudrait remplacer plusieurs véhicules défectueux, mais on a manqué de ressources budgétaires pour les acquérir en temps plus opportun. Et comment peut-on répondre à l’appétit insatiable des syndicats qui regroupent les employés de la STM, alors que l’employeur est en perpétuel déficit?
Mais on ne sait jamais… C’est à se parler que l’on finit par se comprendre et M. Trudel garde toujours la porte bien ouverte au dialogue.