Des sauveteurs ont sillonné une partie du fleuve Saint-Laurent à la recherche de la personne disparue dans les eaux. (Photo: Sylvain Ryan)
Un corps à la dérive
Sans gilet de sauvetage, deux hommes ont quitté la marina de Verdun lundi matin dans une embarcation chargée de matériaux de construction pour rénover un chalet à l'île aux Hérons, mais un seul en est revenu.
À 300 mètres de toucher l'île, une vague aurait fait chavirer l'embarcation dans le fleuve Saint-Laurent. Les deux naufragés ont pu s'accrocher à la coque qui flottait, mais le plus âgé, épuisé après deux heures d'efforts, a lâché prise et a été emporté par le courant. Il s'agirait de Jean-Marie Fortier, un résidant de Verdun de 51 ans, mais la police n'a pas confirmé son identité.
Le frère de ce dernier, qui devait rejoindre le duo en après-midi, a donc repêché son cousin, âgé de 37 ans, qui était toujours arrimé à l'embarcation, rendue au bout de l'île. Ce dernier, souffrant d'hypothermie, a été conduit à l'hôpital de Verdun où il a eu congé en soirée.
Opération de sauvetage
Des recherches à grand déploiement ont ensuite eu lieu jusqu'à la tombée du jour pour retracer la personne disparue, mais en vain. La Garde côtière, la police et les pompiers avaient dépêchés des bateaux, un hélicoptère et des plongeurs. L'embarcation a été ramenée à la marina en fin de journée.
Les opérations ont repris dès le lendemain matin, mais seulement sur les berges. «En raison du courant, les plongeurs n'ont pas pu poursuivre les recherches, a indiqué Olivier Lapointe, agent aux relations médias du SPVM. Les chances de survie sont presque nulles après 24 heures en eaux froides.»
Période à risque
Localisée au coeur des rapides de Lachine, l’île aux Hérons est entourée de courants forts, de rapides et de vagues. «Le niveau et le débit du fleuve sont relativement élevés en cette période de crue», a souligné Marc Touchette, conseiller d'arrondissement. Celui-ci s'est rendu sur les lieux dès qu'il a été avisé des recherches. Selon les informations qu'il a recueillies auprès des personnes à la marina, les deux hommes fréquentaient l’île aux Hérons depuis longtemps.