Pensons-y !
Je ne me rappelle plus depuis combien de mois le balai incessant de camions me réveille à 6h50 chaque matin de semaine, été comme hiver, fait vibrer ma maison, salit mes fenêtres et mon aménagement, m'oblige à quadrupler les recommandations à mes enfants (le "me" s'applique à tous les résidants situés sur les chemins empruntés par ces machines à plusieurs essieux qui de plus semblent être conduites par la frange de conducteurs qui se prennent pour des Hamilton et autre Alonso ), détruit les routes de notre "ex Belle Ile", pompe et rejette plus de 100,000 litres d'eau à l'heure, dans nos réseaux de filtration et d'aqueduc payés par nos chers impôts pour nettoyer la boue.
Se pourrait-il qu'il y ait de la connivence, à je ne sais quel niveau, au mépris des principes démocratiques de base; se pourrait-il que le ou les paliers de gouvernement responsable (s) de la supervision des chantiers de l'Ile aient eu des ententes avec les promoteurs, pour payer cette eau gaspillée, refaire ces routes, etc...
En tous cas il n'y en a eu aucune avec nous tous, résidants: supportant avec malaise ces extraordinaires préjudices à une vie que nous avons choisie d'avoir loin des brouhahas de la ville.
Je suis un fervent joueur de golf et sans aucun doute irai-je jouer sur le "9 trous de L'Ile des Soeurs" : À quel prix, je ne le sais pas encore, mais j'irai. Néanmoins, lorsqu'au loin je regarde les rapides de Lachine, je me demande pourquoi cette terre de remplissage n'a pas été amenée par péniche, barge ou bateau, accostant proche du traversier de Verdun; et que cette terre, par tapis roulant ne soit amenée au chantier, quitte à être transbordée par camion, tant d'inconvénient eurent été évités pour un résultat similaire et sans doute un prix plus intéressant pour tous tant au niveau pécuniaire qu'écologique. Peut-être les fonds du St Laurent à cet endroit ne l'auraient permis, mais je reste convaincu qu'une solution plus vivable pour tous ait pu l'être. Pensons-y pour les futurs aménagements.
Cordialement.
E. Perrin.