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Journée de la terre

Tournée d’Alan DeSousa, responsable du développement durable à la ville

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 18 avril 2007 à 9:36
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Journée de la terre
Alan DeSousa. (Photo : Martin A. Chamberland)
Journée de la terre
Tournée d’Alan DeSousa, responsable du développement durable à la ville
L’administration Tremblay est fière de son premier bilan environnemental. Bien sûr, il reste beaucoup à faire. La ville propose donc 19 nouveaux engagements dans la deuxième phase de son plan de développement durable (2007-2009).
Lors de la première phase du plan de développement durable de la ville (2005-2007), Montréal avait pris de nombreuses initiatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont notamment la mise sur pied d’un règlement sur la marche au ralenti des véhicules et l’ajout de 20 km de pistes cyclables.

La deuxième phase se poursuit avec l’appui de nombreux partenaires comme Gaz métro, le Cirque du Soleil, Bell, l’UQAM, Pétro Canada, Aéroport de Montréal et plusieurs organismes communautaires comme Équiterre et Communauto.

La ville s’engage aussi à encourager les produits équitables, l’achat local, l’économie sociale et le verdissement.

«Dès notre arrivée en poste en 2002, l’environnement était un des premiers dossiers d’intérêt pour nous, avant que ce soit «sexy» d’en parler, nous avons travaillé les dossiers des pesticides avec un règlement protégeant les gens partout sur l’île de Montréal et, sur le dossier de l’eau potable, nous avons créé un fond de l'eau afin de pouvoir réhabiliter nos infrastructures [la ville essuie des pertes de 40% d’eau potable en raison d’un réseau de tuyauterie désuet]. Sur le dossier de la protection des milieux naturels, nous avons mis en place une politique de 36 millions de dollars», rappelle M. De Sousa.

Lancée en 2005, la première phase du plan développement durable comportait quatre volets, soit améliorer la qualité de l’air et réduire les émissions de gaz à effet de serre, assurer la qualité du milieu de vie résidentiel ainsi que pratiquer une gestion responsable des ressources et adopter une pratique de développement durable dans les entreprises.

«Avec la deuxième phase, nous ajoutons 24 actions concrètes et nous sommes prêts à aller de l’avant avec nos partenaires», indique le responsable du développement durable à la ville.

Des actions concrètes comme l’application du règlement qui interdit le roulement du moteur au ralenti: «On doit donner l’exemple, alors nous avons donné une formation de trois heures à tous nos cols bleus, en collaboration avec leur syndicat. Nous avons aussi fait de la sensibilisation dans les écoles publiques, dans les éco quartiers, en plus de panneaux affichés sur les autobus STM. En tout, 16 des 19 arrondissements ont voté le règlement et les trois derniers en discussion. Chez nous, à ville St-Laurent, [Alan DeSousa est maire de St-Laurent], des amendes ont commencé à être données par les policiers et les préposés au stationnement», indique-t-il.
Des annonces attendues!
Si la mise sur pied d’une collecte des matières organiques à domicile en vue de fabriquer du compost devrait être annoncée par M. DeSousa d’ici cet été, le plan de transport, qui sera lancé au début du mois prochain devrait pour sa part signifier le retour des tramways sur l’île de Montréal. Ces deux initiatives devraient s'ajouter au plan développement durable.
Autre cible importante du plan, la réduction des gaz à effet de serre: «Il faut s’attaquer à des sources importantes, comme les moteurs qui tournent pour rien, repenser les techniques du centre d’épurement des eaux, améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, graduellement remplacer notre flotte par des voitures moins cylindrées et des camions hybrides. Sans compter l’apport important de partenaires comme la STM, qui utilisera du carburant biodiesel pour ses autobus».

D’ailleurs, la STM a aussi ajouté 210 stationnements incitatifs aux abords de ses points de services, tandis que la ville a installé 1000 supports à vélo en 2006. La ville compte bien aussi réduire le nombre de stationnements au centre-ville au profit du transport en commun et des bicyclettes.

Autre fait notable, les édifices de neuf logements et plus auront enfin accès à la collecte sélective.

«Ça veut dire 72 000 foyers de plus qui recyclent, qui n’y avaient jamais eu accès avant», se réjouit le responsable du développement durable.

Même chose sur les sites des festivals d’été, qui se sont vus imposer l’obligation d’installer des bacs de recyclage sur leurs sites.

«Il y actuellement un Momentum entre les arrondissements, les villes reconstituées et les partenaires corporatifs en ce qui a trait à l’environnement, qui n’a pas de frontière. C’est le même air que l’on respire à LaSalle ou à Beaconsfield!», lance-t-il.

«Et en environnement, il n’y a pas juste des bonnes nouvelles. S’il y a des choses qu’on n’a pas réussi à réaliser, il faut dire pourquoi, et qu’on ne lâche pas le morceau, qu’on continue. Avec un plan et des bilans réguliers, on introduit la notion d’imputabilité, c'est une question de crédibilité», conclut Alan DeSousa.

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