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Lettre ouverte au maire Trudel et au commandant Boulerice

Article mis en ligne le 25 avril 2007 à 8:39
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Lettre ouverte au maire Trudel et au commandant Boulerice
Monsieur Claude Trudel, maire de l’arrondissement Verdun

Commandant Serge Boulerice, chef du Poste de quartier 16

Messieurs,

Le Comité signalisation et sécurité des piétons de l’Association des propriétaires et résidents de L’Île-des-Sœurs (APRIDS) veut porter à votre attention un certain nombre de faits délictueux de circulation et de voir ce qui pourrait être fait à ce sujet. Il s’agit sans doute de problèmes que vous connaissez déjà mais qui touchent particulièrement les insulaires. Il en va de même des suggestions que nous formulons, sachant que leur application dépend des disponibilités en ressources humaines et financières.

Le Comité veut signaler les trois principaux problèmes:

* la vitesse excessive;

* le non respect des arrêts et des passages réservés aux piétons et

* l’entrée actuelle à l’île.

1 - La vitesse excessive. Dès le début de l’existence de L’Île-des-Sœurs, on a voulu que celle-ci conserve son caractère de «campagne», de cadre champêtre, de calme où familles et piétons se sentiraient à l’aise et en sécurité. C’est ainsi que les résidents ont refusé l’installation de feux de circulation. Or, actuellement, la moindre ligne droite de 50 mètres est devenue l’occasion d’une pointe de vitesse plus près des 80 km/h que des 50 km/h. Même dans les allées du stationnement devant Provigo et le Village, on voit passer des bolides qui font ronfler leur moteur pour faire 20 mètres. Tous des gens pressés !

Le Comité suggère:

a) l’installation, aux entrées de l’île, d’un panneau très visible annonçant une vitesse maximale de 50 km/h; dans les allées de stationnement devant le Village et le Campanile, installation de panneaux réduisant cette vitesse à 25 km/h;

b) la mise en service, de temps à autre, de l’appareil électronique contrôleur de vitesse qui signale la vitesse du véhicule; ne pas l’installer comme cela a été fait cet automne au croisement René-Lévesque et Berlioz alors que les voitures viennent d’effectuer un arrêt et redémarrent, mais, par exemple, sur Berlioz entre le 60 et le 100;

c) un contrôle rigoureux et fréquent de la vitesse par la police municipale; de temps à autre, des contrôles «coup de poing» en y mettant le paquet et en évitant les voitures avec gyrophares que l’on voit de loin et qui donne le temps de s’assagir; l’utilisation plus fréquente de la nouvelle pratique, remarquée dans le secteur, à savoir un policier muni d’un radar portatif pour pointer les fautifs et, un peu plus loin, une voiture banalisée pour arrêter les coupables. Quand les «pressés» se seront fait prendre une ou deux fois, ils y penseront davantage.

2 – Non respect des arrêts et des passages piétonniers. Certains conducteurs marquent un véritable arrêt, avant de repartir, ou respectent le passage prioritaire aux piétons. Mais la plupart des voitures ne font que ralentir, plus ou moins, sauf au grand carrefour bd René-Lévesque et Place du Commerce ou Berlioz où l’on peut observer un certain fair-play et un respect des piétons, des cyclistes et des autres véhicules. Partout ailleurs, les arrêts ne veulent pas dire grand chose, à quoi s’ajoute le danger réel du téléphone en conduisant.

Le Comité suggère:

a) l’installation de panneaux très visibles devant les entrées des magasins indiquant la vitesse permise et la priorité aux piétons;

b) aux environs des arrêts, une présence policière fréquente, en voiture banalisée, ou le radar portatif mentionné plus haut.

3 – Entrée actuelle à l’île. En venant par l’autoroute Bonaventure, les véhicules prennent la rampe sur la droite où figure à deux endroits la vitesse sur cette rampe, soit 40 km/h. Or, presque tous les véhicules descendent cette rampe aux alentours de 80 km/h: voitures particulières, taxis, bus de la STM, bus scolaires, camions, bref, presque tout le monde. Impossible de respecter la limite permise sans provoquer un concert de klaxon, des appels de phare ou d’être dangereusement talonné. Première observation: cette limite de 40 km/h est-elle réaliste et ne vaudrait-il pas mieux prévoir une limite réaliste et la faire respecter? Quand on arrive par l’autoroute Décarie, la limite pour la bretelle allant à l’île est de 45km/h.

En bas de la rampe, on voit un panneau, soit un triangle pointé vers le bas et bordé de rouge, ce qui signifie qu’il faut accorder le passage à ceux qui, en l’espèce, viennent de la voie de gauche. En constatant les infractions constantes, nous croyons qu’il n’y a plus personne qui connaît la signification de ce panneau triangulaire, dont les chauffeurs des bus de la STM. Il n’y a jamais de présence policière à cet endroit.

Le Comité suggère:

Si le secteur de l’entrée de l’île est sous la juridiction de la Sécurité du Québec, il faudrait lui demander de faire son travail ce qui serait une bonne préparation et une invitation aux automobilistes à respecter les diverses limites dans l’île.

Nous espérons pouvoir discuter de ces remarques et suggestions avec les personnes que vous désignerez et nous vous prions, Messieurs, d’accepter nos salutations distinguées,

Georges Riser,

Pour le Comité sécurité des piétons et signalisation de l’APRIDS,

L’Île-des-Sœurs, Verdun

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