MONTREAL - Une sauveteuse du YMCA du Parc à Montréal peut bénéficier d'un accommodement religieux. Cette musulmane a été autorisée à travailler vêtue d'un "burkini", un maillot de bain islamique qui ne laisse paraître que le visage, les pieds et les mains.
Cette Québécoise d'origine s'est convertie à l'islam en septembre dernier. Vers la fin avril, elle s'est mise à porter le hijab au travail. Or, la direction du YMCA craignait que le port du hijab soit dangereux pour la personne dans l'eau et pour la sauveteuse, qui aurait pu s'étrangler avec le foulard.
La jeune sauveteuse, qui travaille au YMCA depuis trois ans, dit avoir porté plainte à la Commission des droits de la personne. Devant l'impasse, le YMCA a demandé conseil à la Société de sauvetage, qui a proposé la solution du burkini.
Contraction des mots "burqa" et "bikini", le burkini a été inventé en Australie. La combinaison de polyester est conçue de façon à ne pas trop mouler le corps. Les cheveux sont complètement dissimulés par une sorte de capuchon. La jeune sauveteuse, qui est âgée de 21 ans, a dû faire venir son burkini d'Australie et en a défrayé le coût.
En novembre 2006, le YMCA du Parc avait suscité la controverse en acceptant de givrer les fenêtres d'une salle d'entraînement à la demande de la communauté hassidique. Les vitres ont toutefois été remplacées par des fenêtres normales munies de stores quelques mois plus tard.
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