L’arrondissement prend des mesures immédiates pour corriger la situation
Raccordements croisés
Le maire Trudel affirme que le problème des raccordements croisés requiert une action immédiate afin de corriger une situation qu’il considère inacceptable. Il a précisé la nature des actions qui seront prises par l’arrondissement à l’endroit des propriétaires concernés.
Après une analyse plus exhaustive de la situation, on est arrivé à la conclusion que ce n’est pas 48 résidences, mais plutôt 41 (sur 8 300) qui seraient affectées d’un branchement de leur égout sanitaire au réseau des eaux pluviales. En fait, il s’agit d’un immeuble de 12 unités de logement et de 29 autres résidences individuelles. Au total, donc, 30 propriétaires sont touchés par les mesures correctrices qui seront entreprises.
Au moment où ces lignes paraîtront, plusieurs de ces propriétaires auront déjà reçu une lettre de l’arrondissement qui décrit les actions entreprises. D’ici le 31 août, chacun des immeubles concernés sera visité par un entrepreneur en plomberie qui procédera à une vérification des installations. On identifiera ainsi la source du raccordement croisé afin de déterminer les mesures précises qui devront être prises pour le corriger.
L’arrondissement semble avoir choisi d’adopter une mesure conciliante à l’endroit des propriétaires concernés. Dans la lettre dont Le Magazine a obtenu une copie, il est clairement écrit que l’on présume que c’est le raccord à l’égout municipal qui est fautif et qu’en conséquence, c’est la Ville de Montréal qui assumera les coûts de cette correction. C’est uniquement dans les cas où les erreurs de raccordements auraient été effectuées à l’intérieur des immeubles que les propriétaires devront assumer le coût des travaux requis. La lettre précise également que les frais d’inspection, par l’entrepreneur en plomberie, seront entièrement assumés par la Ville de Montréal.
De toute évidence, l’arrondissement veut ainsi faire appel à la bonne volonté des propriétaires concernés. Ceux-ci ont tout intérêt à se montrer favorables à l’inspection de leurs installations, car ils n’ont pas à en assumer les coûts. Dans les cas où ils pourraient se montrer réticents, cela pourrait indiquer qu’ils croient que c’est à l’intérieur de leurs immeubles que le raccordement a été mal effectué.
C’est donc dans un peu plus de deux semaines que l’on pourrait avoir complété ces inspections. On saura alors quelles mesures seront prises pour corriger rapidement les raccordements fautifs.