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Rue Berlioz : les usagers doivent attendre… ou marcher

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
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Article mis en ligne le 22 septembre 2007 à 0:00
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Rue Berlioz : les usagers doivent attendre… ou marcher
Cet abribus est situé à mi-chemin entre les deux boulevards empruntés par les autobus en route vers le centre-ville de Montréal. Les usagers doivent marcher sur environ 500 mètres, s’ils veulent profiter des autobus ajoutés à l’heure de pointe du matin.
Horaires d’autobus modifiés
Rue Berlioz : les usagers doivent attendre… ou marcher
La fréquence du passage des autobus de la ligne 168, à l’heure de pointe du matin sur la rue Berlioz, est beaucoup moins rapprochée qu’elle ne l’était il y a quelques mois. Il faut parfois attendre jusqu’à 29 minutes, alors qu’il n’en fallait que 6 en juin dernier. Pour les gens concernés, ce n’est sûrement pas une «amélioration» du service…
Lorsqu’on fait une comparaison entre les planibus du printemps et de l’automne 2007, on constate que les usagers ont raison d’être mécontents. Ainsi, à l’arrêt 56666, les usagers peuvent prendre l’autobus à 7h21, mais devront attendre jusqu’à 7h50 pour le suivant (à moins d’un retard). Il y a quelques mois, l’autobus de 7h19 était suivi d’un autre à 7h25, puis d’autres à 7h33, 7h40 et 7h47. À partir de 7h47, les autobus se suivaient à des intervalles de moins de 6 minutes, jusqu’à 8h52. Avec le service «amélioré», il n’y a plus de fréquence de 6 minutes ou moins, à l’heure de pointe du matin. Elle est, en moyenne aux 10 à 11 minutes, avec quelques rares exceptions. Et cette fréquence rapprochée débute maintenant à 8h03, alors qu’en juin de cette année, elle débutait à 6h49!
Les explications
Plusieurs résidants de ce secteur avaient signalé cette situation au Magazine et la Société de Transport de Montréal (STM) reconnaît que ces informations sont exactes. Le représentant du Magazine a pu parler avec Mme Louise Labre qui admet que la fréquence du passage des autobus de la ligne 168 est beaucoup plus espacée depuis le 27 août.
Auparavant, les autobus ajoutés au flot régulier, le matin, prenaient leur départ de la place du Commerce. Les chauffeurs attendaient jusqu’à l’heure fixée et se dirigeaient jusqu’au terminus rue De Gaspé, en empruntant la rue Berlioz, avant de revenir par le boulevard L'Île-des-Sœurs en direction du centre-ville de Montréal. C’est ainsi qu’une dizaine d’autobus additionnels circulaient sur cette rue de 6h49 à 9h16. Depuis l’entrée en vigueur du nouvel horaire, les autobus se rendent directement au nouveau terminus de la Pointe Sud, en empruntant le boulevard L'Île-des-Sœurs. De là, ils repartent pour le centre-ville, à l’heure prévue et, comme le trajet vers le centre-ville ne passe pas par la rue Berlioz, les résidants de ce secteur n’y ont pas accès.

Mme Labre a précisé que ce changement avait été effectué pour mettre fin à la congestion de circulation engendrée par les autobus en attente sur la place du Commerce. C’est maintenant au terminus de la Pointe-Sud que les chauffeurs attendent leurs heures de départ.
La norme de 500 mètres
Mme Labre rappelle que les usagers peuvent cependant marcher jusqu’au boulevard L'Île-des-Sœurs ou se rendre à Berlioz/René-Lévesque pour prendre les autobus qui y passent en nombre accru. Quand on lui fait remarquer qu’il y a environ 500 mètres entre le point médian de la rue Berlioz et ses deux extrémités (les boulevards L'Île-des-Sœurs et René-Lévesque), elle répond que cela s’inscrit dans les normes de la STM. Selon elle, le transporteur public a la latitude de pouvoir excéder cette distance de quelques dizaines de mètres, lorsque cela est nécessaire.
Les usagers qui souhaitent se rendre rapidement au centre-ville, à l’heure de pointe du matin, n’ont pas vraiment le choix. S’ils attendent le prochain autobus, ils pourraient patienter entre huit et 30 minutes (dépendant de l’heure). S’ils décident de marcher, pour se rendre à l’un ou l’autre des boulevards, il leur faudra plusieurs dizaines de minutes.

Mme Labre ajoute que la situation problématique de la rue Berlioz sera prise en compte lors de l’implantation des nouveaux circuits qui desserviront la pointe nord de l’île. Comme ce service entrera en vigueur seulement à l’automne 2008, les résidants affectés par le changement d’horaire devront prendre leur mal en patience.

Le Magazine espère obtenir les commentaires du maire Trudel (qui est aussi président de la STM) sur cette situation. On fera état des résultats de cette démarche dans un autre article publié dans cette édition.

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