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Pas de place pour les jeunes à l’Île-des-Sœurs?

Un résident témoigne de son exaspération quant aux règlements municipaux

Marilyse Hamelin par Marilyse Hamelin
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Article mis en ligne le 20 novembre 2007 à 0:00
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Pas de place pour les jeunes à l’Île-des-Sœurs?
Pas de place pour les jeunes à l’Île-des-Sœurs?
Un résident témoigne de son exaspération quant aux règlements municipaux
Jean Derome, résident de l’Île-des-sœurs et père de trois garçons adolescents, en a assez des règlements qui, selon lui, restreignent les activités et libertés des jeunes du quartier, spécialement l’interdiction de se trouver dans les parcs après 21h.
«Il y a un maire à Huntingdon qui s’est rendu super populaire avec un couvre-feu du genre et c’était seulement 22h, vous imaginez ? Mes trois gars ont reçu une contravention en raison de ce règlement, dont un parce qu’il était au dépanneur de la rue Elgar après 21h, un commerce situé dans un parc!», raconte-t-il.

Généralement ailleurs sur l'île de Montréal, le règlement interdit plutôt de traîner dans les parcs après 23h, mais pas à l’Île-des-sœurs : «Qu’est-ce que les jeunes peuvent bien faire à l’Île-des-sœurs? Ils nous ont fermé une patinoire et il n’y a pas de maison des jeunes. Les parcs constituent un lieu normal de socialisation pour les 15-20 ans. Il faut cesser de partir du principe que les jeunes sont tous de voyous», estime M. Derome.

«En plus, la ligne d’autobus numéro 12 n’est plus en service à partir de19h, donc les jeunes ne peuvent même pas aller à Verdun. Ils prennent alors la 168 pour aller au centre-ville. Est-ce que l'on veut vraiment que nos jeunes traînent au centre-ville ? Une de mes jeunes s’y est fait taxer à la pointe d’une arme à feu», déplore-t-il.
Des mesures positives plutôt que répressives
M. Derome a soulevé cette situation lors du conseil d’arrondissement de Verdun du mois d’octobre et il a remis ça lors de celui du mois novembre, mais cette fois accompagné de jeunes de l’île, question de sensibiliser les élus, mais affirme «n’avoir pas été pris au sérieux».
Il prévoit donc revenir à la charge lors de la prochaine rencontre, le 4 décembre prochain, avec encore plus de monde.

«Il faut faire bouger les choses, il faut des projets positifs pour les jeunes. Nous allons travailler très fort pour en encourager la création d'une maison des jeunes», insiste M. Derome.

«Les jeunes, c'est l’avenir de notre pays, il faut arrêter de couper dans les services qu’on leur donne», plaide-t-il.

«La population de l’Île-des-sœurs augmentera de 5000 personnes dans les cinq prochaines années, il est grand temps de construire une maison des jeunes», estime M. Derome. Ce dernier rêve d’un projet social qui impliquerait les jeunes eux-mêmes dans la construction de leur maison, question de les occuper.
Frais restrictifs
Jean Derome dénonce également la décision d’imposer des frais de cinq dollars pour L'accès aux terrains de tennis public de l’île.
«Imaginez un jeune l’été, ses parents sont au travail et il a 30$ d’argent de poche par semaine. Est-ce qu’il va dépenser cinq dollars pour aller jouer au tennis? L’accès aux terrains devrait être gratuit pour les étudiants, comme c’est le cas pour les piscines», suggère-t-il.

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