Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Magazine
Concours Classique Golf Centre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La course aux gros titres

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
Voir tous les articles de Pierre Vigneault
Article mis en ligne le 21 novembre 2007 à 11:04
Soyez le premier à commenter cet article
La course aux gros titres
De nos jours, les informations font le tour du monde en quelques minutes. Les gens disposent d'une multitude de sources pour se renseigner, mais ce sont souvent les «scandales» de toutes sortes qui retiennent l'attention et finissent par influencer l'opinion publique.
La course aux titres incite bien des médias à donner une importance exagérée à des événements anodins. C'est ce genre de journalisme qui a fait croire à la province toute entière que toutes les eaux usées de L'Île-des-Sœurs étaient déversées directement dans le fleuve. On n'a pas dit, à ce moment-là, que le volume de ce débit nauséabond était si infime qu'on n'en retrouvait plus la moindre trace à quelques dizaines de mètres en aval. On n'a pas mentionné que les 48 raccordements croisés (qui étaient à l'origine de cette situation) affectaient seulement 6 millièmes des habitations de l'île (48 sur 8 000).

Je suis convaincu que c'est la satisfaction de pouvoir salir des «notables» qui a donné une plus grande dimension à cette nouvelle. Ah! Ah!... Les «riches» de L'Île-des-Sœurs déversent leur merde dans le fleuve!

Au moins, dans ce cas-ci, le «scandale» a eu un résultat positif puisqu'il a incité les administrateurs municipaux à apporter plus rapidement une correction aux causes de ce problème qui, faut-il le rappeler, étaient déjà connues.

On a un autre bel exemple de sensationnalisme avec «l'affaire» de la ministre des Transports du Québec qui circulait dans un véhicule dépassant la limite de vitesse. Wow! Quelle honte! Madame veut inciter les automobilistes à la prudence et elle était à bord d'une limousine qui roulait à 120 km/heure sur une autoroute. Personne ne roule à une telle vitesse, de nos jours. C'est bien effrayant!

Et il est impossible que la ministre ait pu ne pas s'en rendre compte. Au lieu de faire confiance à son chauffeur, elle aurait sans doute dû, comme toutes les «Madame Chose», surveiller l'indicateur de vitesse du véhicule. Et il est impensable, également, qu'elle ait pu s'assoupir, car, c'est bien connu, les limousines qui roulent sur des autoroutes sont tellement inconfortables!

Des «scandales» comme ceux-ci alimentent régulièrement les grands titres de nos médias. Au fond, on a les manchettes qu'on mérite; le «bon peuple» est heureux lorsqu'il constate qu'un personnage important a été pris en défaut. Et, même lorsque l'événement est bénin, il suffit qu'on en fasse état en première page d'un journal pour qu'il prenne une ampleur démesurée. Cette approche est infaillible pour faire vendre des copies ou augmenter des cotes d'écoute.

Félix Leclerc avait bien raison d'écrire, dans une de ses chansons: «Le plaisir de l'un, c'est de voir l'autre se casser le cou!» Il reste que pendant que l'on trouve son plaisir à se moquer des erreurs (souvent fausses ou exagérées) des «autres», on néglige de se renseigner sur les vrais problèmes qui affectent l'ensemble de la société.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Suivrez-vous la soirée électorale du 8 décembre ?
  • Oui
  • Non

Liens