C’est pour assurer la sécurité des gens que l’arrondissement doit parfois se résoudre à battre des arbres matures.
Encore des arbres qui tombent…
C’est toujours avec tristesse que les gens apprennent que des arbres sont abattus, dans leur voisinage. Malheureusement, dans un quartier comme L'Île-des-Sœurs, c’est souvent une nouvelle que l’on se doit de présenter aux lecteurs et ce, sans que personne ne puisse en être blâmé.
Le service d’horticulture de l’arrondissement a dû couper des arbres, la semaine dernière, près du Centre Elgar. Il a fallu prendre cette décision, en raison de leur dégénérescence extrême. Le cœur de ces arbres était entièrement pourri et l’écorce ne tenait plus sur les arbres; il a donc fallu les abattre pour des raisons de sécurité.
Une autre opération d’abattage devait avoir lieu au début de cette semaine, au Lac Lacoursière. Il a été décidé de couper deux saules qui étaient en très mauvais état. Des expertises externes ont d’ailleurs confirmé l’état avancé de pourriture de ces arbres qui ne peuvent traités ou sauvés. Encore une fois, pour des raisons de sécurité, on a dû prendre la décision d’abattre ces arbres. Lors d’une opération semblable dans le même secteur, il y a deux ans, l’arrondissement avait replanté quelques jeunes saules à la demande des résidants. Les lecteurs du Magazine se souviendront que l’on avait alors annoncé que l’on prévoyait que d’autres saules pourraient présenter des anomalies sérieuses.
Le contremaître horticulteur de l’arrondissement de Verdun, Yvon Pagé, a en outre constaté qu’un saule devra être abattu dans les prochains jours, au parc West Vancouver. Encore cette fois, pour des raisons de sécurité évidente. La base du tronc est à nu et baigne dans l’eau. Il risque de tomber incessamment.
On peut aussi lire, dans un autre article, qu’une douzaine d’arbres matures et en bonne santé doivent être abattus, pour permettre l’agrandissement de l’école primaire le-des-Sœurs. Dans ce cas, on connaissait depuis longtemps la vocation de ce terrain, mais on avait décidé d’y faire pousser des arbres, en attendant que le projet d’agrandissement soit confirmé. Les gens du secteur peuvent se consoler en se disant qu’ils ont au moins eu la chance de profiter de leurs « grands amis » pendant plusieurs années. Ils seront d’ailleurs remplacés par des congénères plus jeunes qui, on peut l’espérer, seront à leur tour appréciés par les enfants qui auront grandi avec eux.