Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Magazine
Entete Acceuil IDS
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les gérants d'estrade

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
Voir tous les articles de Pierre Vigneault
Article mis en ligne le 8 novembre 2006 à 13:37
Soyez le premier à commenter cet article
Les gérants d'estrade
La participation des citoyens aux affaires municipales donne souvent des résultats très positifs, Cependant, comme on a pu le constater lors de la dernière séance du conseil, elle se transforme parfois en des « shows » très improductifs.
En principe, les règles strictes qui ont été élaborées pour les périodes de questions, devraient permettre de les rendre profitables à l'ensemble de la population. Souvent, des citoyens signalent des problèmes ignorés des élus et cela permet alors de prendre des dispositions immédiates pour leur apporter des solutions. Il arrive aussi fréquemment que des commentaires faits, lors de ces interventions, incitent les membres du conseil à reporter les décisions qu'ils s'apprêtaient à prendre. Un bon exemple d'une intervention positive a été l'offre de collaboration du Comité des citoyens de la Pointe-Sud qui a résulté, quelques semaines plus tard, en l'adoption de mesures qui risquent d'atténuer les inconvénients du transport de terre, à L'Île-des-Soeurs.

Quand on y songe bien, ce qui fait la différence, c'est l'attitude des gens qui profitent de ces périodes de questions. Certaines personnes ont des points précis à faire valoir et cherchent, de toute évidence, à obtenir des réponses aux questions qu'elles se posent. D'autres citoyens semblent prendre un malin plaisir à souligner les lacunes ou les erreurs des administrateurs publics. Cette approche devient vite lassante, surtout quand elle est régulièrement exploitée par des personnes qui reviennent au micro, de mois en mois. On peut alors se demander pourquoi ces gens ne profitent pas des voies directes de communication pour faire part de leurs informations. Encore là, ce n'est pas tellement dérangeant, sauf pour le fait que ces intervenants prolongent parfois indûment les périodes des questions.

Ce qui m'irrite beaucoup plus, c'est de constater que des personnes reviennent, de mois en mois, pour répéter des questions auxquelles les élus ont déjà répondu. Il devient évident que ce ne sont pas véritablement des questions, que l'on soumet, mais plutôt un « message » que l'on veut communiquer aux personnes présentes, dans la salle. On en a eu la démonstration, mardi soir, alors qu'une citoyenne s'est objectée à ce que l'on réponde immédiatement aux points qu'elle avait soulevés. Elle a même quitté la salle, sitôt après son intervention, pour ne pas entendre les propos du maire Trudel, qui tenait à rétorquer a`ses allégations.

Un peu plus tard, dans la même soirée, un autre citoyen a exploité à peu près la même formule. Il a refusé de cesser de parler après avoir obtenu des réponses à ses deux questions. Malgré la présence d'un agent de sécurité, dans la salle, ce citoyen a continué d'haranguer les élus. Encore là, il s'agit d'une démarche qui n'apporte rien de positif à la collectivité. Au contraire, de tels abus ouvrent la porte à un resserrement des contraintes qui régissent les périodes des questions.

Si, comme on peut le présumer, ces personnes ont des ambitions politiques inavouées, elles ont intérêt à ajuster leur tir, car elles s'éloignent de plus en plus de leur but. Elles se condamnent elles-mêmes à être des gérants d'estrade que personne ne voudrait avoir, derrière le banc.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous déçu du départ du Grand Prix de Montréal ?
  • Oui
  • Non

Liens